Portraits de membres

Sylvie Savoie - Greffière, Cour Municipale de la ville de Sainte-Adèle

Sylvie Savoie greffière, Cour Municipale, Ville de Sainte-Adèle

 

A moins d’accorder une entrevue, Sylvie Savoie ne revient pas souvent sur la lointaine époque où elle a quitté  le Cégep Ahuntsic avec sa technique juridique en poche.  C’était au printemps de 1988 mais 28 ans plus tard, elle est fière de dire qu’elle n’a surtout pas dévié de son objectif. Elle est plus enthousiaste que jamais lorsqu’elle raconte ce qu’elle fait. « Lorsque je suis arrivée ici à Sainte-Adèle, la cour ne siégeait qu’une quarantaine de fois par année. Aujourd’hui, c’est autour de 5 mille dossiers que nous traitons annuellement. Signe des temps, ce sont des dossiers beaucoup plus complexes et ça me plaît. De plus, nous débordons  largement les limites de la ville. Nous desservons toutes les municipalités de la MRC des Pays d’en Haut en plus de St-Hippolyte. »

 

Elle dit d’emblée pouvoir nous  entretenir plusieurs heures, à la fois de son travail et de  cette association des Greffiers de Cour Municipale du Québec. « C’est un véhicule qui a tellement sa raison d’être. Le travail se ressemble c’est certain mais chacune et chacun des membres compose avec des environnements bien différents. Nous sommes partout au Québec dans les très grandes villes et dans de très petites municipalités. C’est essentiel qu’une association comme la nôtre, prenne régulièrement le pouls un peu partout et s’exprime en notre nom. Nous avons créé plusieurs comités efficaces afin de se faire entendre des différentes instances à commencer par le Ministère de la Justice, le Barreau du Québec, la Société de l’Assurance automobile du Québec. Je n’ose pas imaginer ce que ce serait en 2016 sans la crédibilité de notre regroupement. Une des belles forces de l’Association, c’est de nous permettre toute l’indépendance nécessaire pour bien faire notre travail. Les balises sont connues de toutes et de tous. »

 

Sylvie Savoie qui a le pouvoir d’agir en tant que Juge de Paix, a fait sa place depuis son arrivée à Sainte-Adèle en 1992. « Notre rôle a sensiblement évolué depuis. Nous 

intervenons en matière civile, pénale et en matière criminelle pour des infractions 

sommaires, par exemple pour vous en citer quelques unes :  vols de moins de 5000 $; 

voies de faits; conduite avec les facultés affaiblies, entre autres. C’est très d’actualité et 

on ne s’en plaint surtout pas. Pensez seulement au Nouveau Code de Procédure Civile. 

 Ça demande de l’adaptation et de la formation mais nous aimons ces situations faisant en 

sorte de nous permettre de relever de nouveaux défis.»

Dans son cas, son rôle de greffière à la Cour municipale de Sainte Adèle la comble. 

« Écoutez, c’est le bonheur. J’œuvre au sein d’un tribunal près de la population dont la 

mission première est la proximité de justice et je m’accomplis dans un environnement 

exceptionnel que sont les Laurentides. Je ne peux rien demander de mieux, surtout que je 

peux maintenant m’impliquer pleinement au sein de notre association. Je ne vois pas le 

temps passer. »

Chantal Hamel - Greffière, Cour Municiaple, MRC de la Côte-de-Beaupré et secrétaire de l'AGCMQ

Chantal Hamel 

Greffière à la Cour Municipale- MRC de la Côte-de-Beaupré

Secrétaire de l’AGCMQ

 

Chantal Hamel a commencé à  œuvrer dès le début des activités de ce tribunal. « Nous sommes entrés en fonction en janvier 2000 ici à Château Richer. J’étais seule au commencement mais aujourd’hui, nous sommes 3 employées à cette Cour Municipale qui dessert un très grand territoire : île d’Orléans, la Côte de Beaupré et Charlevoix. » 

 

L’ajout de cette dernière MRC à la Cour a entraîné une nouvelle façon de faire qui plaît bien à madame Hamel.  « Nous sommes un tribunal de proximité et on le démontre clairement. C’est nous, qui une fois aux 2 mois, débarquons avec le juge, à Baie St-Paul afin d’aller entendre les causes. La population apprécie cette démarche qui a vu le jour il y aura bientôt 3 ans. »

 

Chantal Hamel, qui a été huissier après sa formation en techniques juridiques, est fière de s’être dirigée vers la cour Municipale. « J’étais intriguée par ce travail qui me comble. J’aime cette avenue nous permettant d’offrir un service direct à la population, de l’informer dans ses démarches sans jamais émettre d’avis juridique proprement dit. Je me sens utile. De plus, je suis tellement bien entourée ici. »

 

Celle qui dit avoir toujours soif d’apprendre, est gâtée à souhait avec son implication au sein de l’Association des Greffiers de Cours Municipales. « Vous savez, notre travail, on en découvre toutes ses facettes au quotidien mais il y a tellement de situations inattendues, que ça prend un regroupement comme le nôtre. C’est comme ça que nous pouvons communiquer et échanger à même le site web. Ça ne prend pas de temps que les réponses s’offrent à nous. Nous nous tenons et nous nous respections vraiment. De plus, en tant que  secrétaire de l’association, je participe aux discussions et échanges au sein de l’exécutif. Nous sommes très actuels et nous travaillons en fonction aussi de meilleurs lendemains. Laissez-moi vous dire que je trouve ça très stimulant.»

Marc Poulin - Greffier adjoint, Cour Municipale commune de Lachute et président du comité du congrès

Marc Poulin 

Greffier adjoint, Cour Municipale commune de Lachute

Président du comité du congrès

 

Marc Poulin est greffier adjoint à la Cour municipale commune de Lachute qui regroupe l’ensemble des 9 municipalités de la M.R.C. d’Argenteuil. Ce tribunal siège en moyenne, une fois par mois. Sa vie professionnelle, il l’aura passée au complet dans le même immeuble de la rue Principale. « Oui et j’aime ça ! J’ai été 19 ans au sous-sol, à la répartition des appels avec la police municipale. Je suis retourné aux études pour y faire ma technique juridique pour ensuite accéder à la Cour Municipale en 1995. L’Hôtel de ville, je le connais de fond en comble. Nous sommes maintenant dans l’ancien bureau du maire. »

 

L’association des Greffiers de Cours Municipales du Québec occupe aussi une bonne partie de sa vie professionnelle. Mon rôle de président du comité du congrès depuis 2001, je le perçois comme un agent négociateur avec les différents délégués commercieux des complexes hôteliers de l’ensemble des régions touristiques du Québec. « Ça me prend ce regroupement dans ma vie. Ça passe vite ! Notre comité travaille fort pour s’assurer que cet événement en soit un de constante mise à jour. Nous allons au devant de bien des situations. Prenez cette année, nos ateliers seront nourris puisque nous devons dorénavant composer avec le nouveau code de procédures civiles. Il n’y a pas de meilleure instance que notre association pour faire face aux nombreux changements qui nous confrontent régulièrement. Le congrès, on veut qu’il réponde avant tout, aux aspirations des membres. C’est aussi notre seul moment de renouer. C’est un rendez-vous attendu et apprécié. On le renouvelle avec une énergie impressionnante. J’en suis fier. »

 

Celui qui a eu le coup de foudre pour ce regroupement dès sa première participation au congrès en 1997, n’en revient pas du chemin parcouru. « On est un vrai beau groupe. Nous en avons traversé des obstacles au fil du temps mais on l’a toujours fait ensemble et dans le respect de chacun et chacune d’entre-nous. Il y a tout un sentiment d’appartenance et de fierté ici. »

Marie-Claude Themens - Greffière, Cour Municipale de Rosemère et membre du comité organisateur

Marie-Claude Themens 

Greffière, Cours Municipale de Rosemère

Membre du comité organisateur 

 

Rentrée pour un remplacement d’une quinzaine de jours  à la Cour Municipale de Rosemère en mars 93, Marie-Claude Themens y est encore très active. Ici, la greffière, c’est elle. Son goût pour les salles d’audience s’est développé alors qu’elle était en bas âge. « J’étais allé passer une journée avec la sœur de ma mère à son travail au Palais de Justice de St-Jérôme. Je devais avoir 7 ou 8 ans et j’ai dit en rentrant à la maison que je ferais comme ma tante Jojo quand je serais grande. J’ai tenu parole ! » 

 

Celle qui dit poser constamment un regard positif sur la vie, fait confiance à celle-ci. « Plusieurs auraient levé le nez sur une offre de travail de 15 jours à l’époque. Moi, je me suis dit que ça ferait ça de plus dans mon CV.» Elle n’aura jamais plus ressorti son curriculum Vitae puisque Marie-Claude sera restée là en tant que greffière-adjointe avant de devenir, 4 ans plus tard, la greffière en titre.

 

La gestion de la cour municipale a beauycoup changé au fil du temps avec la création d’une régie de police inter municipale. « Pensez uniquement à l’uniformisation des constats d’infraction. Chacun jusque là, fonctionnait en silo. Nous avons mis en place une belle structure fonctionnelle. J’aime participer aux changements. Aucune chance de rester dans la routine ici. En fait, nous portons professionnellement plusieurs chapeaux et c’est parfait. » 

 

Quant à l’association des Greffiers de Cours Municipales, Marie-Claude y est bien présente. « J’y suis depuis 2010 parce que nous décidons notamment des thèmes et des enjeux qui seront, à chaque année, au cœur de nos échanges et de nos réflexions en congrès. Cela se traduit par de très bons résultats dans notre quotidien au travail. Honnêtement, notre association me permet de maintenir de bons contacts à la grandeur du Québec. Je vais vous le dire, j’aime ça faire partie d’une équipe qui fait changer les choses. »